Chronique Référendum 18

Publié le par Bourcier

Les partisans du non vous disent que "le traité constitutionnel fait de la concurrence libre et non faussée le principe essentiel de l’Europe"

Le principe d’un "marché unique où la concurrence est libre et non faussée" est contenu dans tous les traités européens depuis l’origine. Pourquoi les partisans du "Non" ne se sont-ils pas élevés plus tôt contre ces principes qui ont également valeur constitutionnelle en France ?


Historiquement, la lutte pour la concurrence libre et non faussée remonte à l’après-guerre. La participation des grands trusts allemands à l’avènement du IIIème Reich a conduit les Européens à refuser toute forme de monopole en Europe.


Concrètement, c’est ce principe qui a permis les victoires face à Boeing ou Microsoft. Ce principe n’a jamais interdit aucune régulation du marché par la puissance publique. Pour preuve, les deux tiers du budget de l’Europe sont consacrés à la PAC et aux fonds structurels qui ont pour objet de corriger le marché.


La Gauche doit promouvoir sa propre vision de ce qu’est un marché non faussé. Ce principe doit être le point d’appui pour une politique d’harmonisation fiscale et sociale. En effet, c’est aujourd’hui le dumping fiscal et social qui fausse la concurrence entre Etats membres.


Si le traité constitutionnel est rejeté, on conservera "la concurrence libre et non faussée" et l’Europe ne se fixera pas comme objectifs "le plein emploi", "le progrès social", "le développement durable" et "l’économie sociale de marché" !


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Publié dans fbourcier

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