Argumentaire - 1
Argumentaire n°1
Les attaques contre la candidature de Ségolène Royal se construisent autour de trois axes : la démarche (présupposée), la stratégie politique, les propositions.
Trois remarques :
•Les attaques portent principalement sur la démarche politique (de l’ordre de la moitié des critiques) puis sur la stratégie (1/3) et enfin seulement sur les propositions (les 15% restants). Ce sont plus des procès d’intentions que des débats au fond sur ses propositions. Les adversaires de SR évitent le débat de fond avec elle.
• Bien souvent, les propos prêtés à Ségolène Royal sont détournés, voir tronqués. Il y a là aussi des manœuvres d’évitement du débat (ex. : Ségolène Royal dit : il faut faire évoluer la carte scolaire ; Dominique Strauss-Kahn et Laurent Fabius critiquent la volonté de Ségolène Royal de supprimer la carte scolaire).
• En matière de débat de fond, les seules propositions audibles de la part d’un candidat PS ont été celles de Ségolène Royal : sécurité, travail (35h), école (carte scolaire), environnement.
1) Critiques portant sur la démarche :
Ils ont dit…
Les arguments
1-1 :
« La dérive people » (Laurent Fabius) ; La peoplisation
1-2 :
Les « pressions médiatico sondagères » (Laurent Fabius)
Les « sondages se trompent toujours »
(Dominique Strauss-Kahn)
Les « sondages se trompent quasiment toujours » (Laurent Fabius).
1-3 :
Elle tient des propos généraux sans propositions concrètes (Laurent Fabius)
Un candidat doit dire ce qu’il fera et ce qu’il ne fera pas (Laurent Fabius et Dominique Strauss-Kahn)
• SR n’a pas de leçons à recevoir de ceux qui achètent des CD de rap devant les caméras pour faire jeune ou qui affichent leurs goûts culinaires (les carottes), télévisuels (la Star Académy) ou leurs promenades en moto.
• La popularité dans les sondages ne fait pas toujours le résultat électoral. Mais l’impopularité chronique est rarement démentie par les votes.
• A un moment donné, le sondage peut déformer la réalité. Sur la durée, les tendances se confirment. Cela fait 9 mois que l’opinion plébiscite SR.
• Depuis des mois, les mêmes prédisent, à tort, la chute de SR dans les sondages. Pourquoi invoquer les sondages uniquement quand on espère qu’ils baisseront ?
• On lui reproche généralement plutôt ses propositions concrètes (sécurité,
évolution de la carte scolaire… )
• Le projet du parti est son projet ; les propositions, ses propositions.
• SR reste constante dans ses choix et ses actes. Ce n’est pas le cas de ses concurrents : Laurent Fabius baisserait-il les impôts (comme en 2001) ou pas ?
Dominique Strauss-Kahn accepterait-il la privatisation d’EDF (2001) ou pas ?
2) Critiques portant sur la stratégie politique (Rassemblement de la gauche, parti)
Ils ont dit…
Les arguments
2-1 :
Elle défend une ligne Blairiste contre celle du rassemblement de la gauche (Laurent Fabius).
2-2 :
Il y a les candidats fidèles au projet socialiste et ceux qui s’en démarquent (Laurent Fabius)
2-3 :
« L’américanisation du parti » (Laurent Fabius)
« Les adhérents à 20 euros ne sont pas des militants »
« Le parti des supporters »
2-4 :
La logique d’opinion contre la logique du parti.
• Déclarations de SR : « Je ne suis pas Blairiste, je ne partage pas l’ensemble de ses choix ». Mais « cela ne me gêne pas d’afficher mon adhésion à certaines de ses idées » car « il a réussi à remettre son pays debout en faisant confiance aux jeunes sans mettre au rancard les plus anciens ».
• Il n’y a pas de différence de stratégie politique entre les différents candidats. Dans tous les congrès depuis au moins 15 ans, là où se déroulent les choix d’orientation, les trois candidats ont toujours fait le même choix final : celui du rassemblement de la gauche.
• Les 3 candidats sont tous pour le rassemblement de la gauche. Mais chacun a sa stratégie :
- Une stratégie sociale libérale pour
DSK qui réduit le rôle de la
politique à la régulation passive
d’un marché tout puissant.
- Une stratégie molletiste pour L.
Fabius avec un discours à gauche
toute dans le parti dans le parti et
des pratiques gouvernementales
centristes.
- Une stratégie du socialisme rénovée pour SR qui s’attaque aux structures de la société pour les réformes en profondeur (révolution démocratique, syndicalisme de masse, excellence environnementale, ordre juste).
• SR a toujours privilégié le combat contre la droite (cf le combat contre Raffarin, 1er Ministre). Elle n’a jamais donné à ses amis la consigne de s’attaquer prioritairement aux villes PC (ce que Laurent Fabius a fait en Seine St Denis et en Seine Maritime).
• Le projet du parti réunit tous les socialistes. Ségolène Royal l’a voté, comment Laurent Fabius et comme Dominique Strauss-Kahn. C’est son projet autant que celui des autres.
• En matière de fidélité aux projets du parti, L. Fabius est mal placé pour donner des leçons. On a vu le respect qu’il porte aux décisions du parti lors du dernier référendum européen.
• Pour peser dans la société le PS doit devenir un parti de masse. Les nouveaux adhérents sont les bienvenus. Il y a 5M d’électeurs socialistes environ, 2M de syndicalistes. Avec ses 200 000 militants, le parti est loin d’être un parti de supporters.
• Le principe de l’adhésion à 20 euros a été voté par tous les socialistes. Tous doivent donc l’assumer désormais.
• Tous les candidats se soumettent au vote de désignation par les militants. L’opinion votera plus tard.
• Ceux qui opposent logique d’opinion et logique du parti sont les nouveaux mollétistes. Ils se préparent à tenir un double discours, l’un vers l’opinion, l’autre pour le parti. Ce n’est pas la démarche de Ségolène Royal qui entend tenir le même discours à l’intérieur ou à l’extérieur du parti.
• Tous les candidats recherchent les faveurs de l’opinion… et heureusement ! Pour certains, cela fonctionne, pour d’autres, non.
• En République, la logique d’opinion a un nom : c’est la démocratie. Vilipender l’opinion c’est promouvoir une démarche élitiste qui n’a rien d’une logique de gauche.
3) Critiques sur le fond
Ils ont dit…
Les arguments
3-1 : Sur la carte scolaire
« Nicolas Sarkozy et Ségolène Royal se sont prononcés tous les deux pour la suppression ou l’assouplissement de la carte scolaire » (Laurent Fabius)
« Il faut maintenir à tout prix la carte scolaire » (Laurent Fabius)
« Il est vrai que la carte scolaire est contournée et fonctionne mal. Ce n’est pas une raison pour y renoncer » (Dominique Strauss-Kahn)
3-2 : Sur la sécurité
Ni Dominique Strauss-Kahn, ni Laurent Fabius n’ont contesté clairement les propositions de Ségolène Royal.
Les seules critiquent portent sur l’encadrement militaire des jeunes.
3-3 : Sur les travail et les 35 heures
Seule critique : « Des propos généraux sur le travail sans propositions précises » (LF).
• Ce que SR a dit : « aujourd’hui la carte scolaire aboutit à créer un résultat qui est à l’inverse de ce qui avait été recherché quand elle a été créée. Et beaucoup de familles contournent cette carte scolaire pour choisir leur école. Ce qu’on observe, et que l’on n’a pas le droit de ne pas voir notamment en cette rentrée, c’est qu’il y a de plus en plus de familles qui quittent l’école publique, laïque, cette école républicaine qui a un devoir de réaliser l’égalité des chances pour aller vers l’école privée. Quand on est à gauche, je crois que l’objectif ce n’est pas de réduire les libertés, mais c’est de se dire : si pour certaines catégories, notamment les mieux informées ou les plus privilégiées, le libre choix d’une école est un bon principe, pourquoi ça ne serait pas le cas pour tous les Français. C’est ça être socialiste ; c’est ouvrir l’éventail des choix à tout le monde dès lors der c’est bien pour certains ».
• SR n’a jamais voulu supprimer la carte scolaire. Elle veut la faire évoluer. Ce qui est indispensable.
• Cette réponse fait partie d’une révision globale de l’école.
• SR est la seule à avoir présenté un plan global contre la délinquance et la récidive des jeunes. On ne peut isoler une mesure, limitée à certaines situations précises pour critiquer le plan global.
• La question de l’organisation des peines alternatives à la prison pour les jeunes délinquants est un sujet essentiel. Sauf à incarcérer tous les auteurs d’actes délictueux, il faut réfléchir à des mesures de substitutions à la prison. SR est la seule candidate à faire des propositions concrètes.
• Cf fiche argumentaire Sécurité-Prévention ci-jointe.
• SR propose la révolution démocratique dans l’entreprise en créant les conditions du développement d’un syndic de masse pour peser sur les arbitrages Capital-Travail. Là encore, SR est la seule candidate à proposer une réforme qui s’attaque aux structures.
• Cf fiche argumentaire Travail-Emploi ci-jointe
Les attaques contre la candidature de Ségolène Royal se construisent autour de trois axes : la démarche (présupposée), la stratégie politique, les propositions.
Trois remarques :
•Les attaques portent principalement sur la démarche politique (de l’ordre de la moitié des critiques) puis sur la stratégie (1/3) et enfin seulement sur les propositions (les 15% restants). Ce sont plus des procès d’intentions que des débats au fond sur ses propositions. Les adversaires de SR évitent le débat de fond avec elle.
• Bien souvent, les propos prêtés à Ségolène Royal sont détournés, voir tronqués. Il y a là aussi des manœuvres d’évitement du débat (ex. : Ségolène Royal dit : il faut faire évoluer la carte scolaire ; Dominique Strauss-Kahn et Laurent Fabius critiquent la volonté de Ségolène Royal de supprimer la carte scolaire).
• En matière de débat de fond, les seules propositions audibles de la part d’un candidat PS ont été celles de Ségolène Royal : sécurité, travail (35h), école (carte scolaire), environnement.
1) Critiques portant sur la démarche :
Ils ont dit…
Les arguments
1-1 :
« La dérive people » (Laurent Fabius) ; La peoplisation
1-2 :
Les « pressions médiatico sondagères » (Laurent Fabius)
Les « sondages se trompent toujours »
(Dominique Strauss-Kahn)
Les « sondages se trompent quasiment toujours » (Laurent Fabius).
1-3 :
Elle tient des propos généraux sans propositions concrètes (Laurent Fabius)
Un candidat doit dire ce qu’il fera et ce qu’il ne fera pas (Laurent Fabius et Dominique Strauss-Kahn)
• SR n’a pas de leçons à recevoir de ceux qui achètent des CD de rap devant les caméras pour faire jeune ou qui affichent leurs goûts culinaires (les carottes), télévisuels (la Star Académy) ou leurs promenades en moto.
• La popularité dans les sondages ne fait pas toujours le résultat électoral. Mais l’impopularité chronique est rarement démentie par les votes.
• A un moment donné, le sondage peut déformer la réalité. Sur la durée, les tendances se confirment. Cela fait 9 mois que l’opinion plébiscite SR.
• Depuis des mois, les mêmes prédisent, à tort, la chute de SR dans les sondages. Pourquoi invoquer les sondages uniquement quand on espère qu’ils baisseront ?
• On lui reproche généralement plutôt ses propositions concrètes (sécurité,
évolution de la carte scolaire… )
• Le projet du parti est son projet ; les propositions, ses propositions.
• SR reste constante dans ses choix et ses actes. Ce n’est pas le cas de ses concurrents : Laurent Fabius baisserait-il les impôts (comme en 2001) ou pas ?
Dominique Strauss-Kahn accepterait-il la privatisation d’EDF (2001) ou pas ?
2) Critiques portant sur la stratégie politique (Rassemblement de la gauche, parti)
Ils ont dit…
Les arguments
2-1 :
Elle défend une ligne Blairiste contre celle du rassemblement de la gauche (Laurent Fabius).
2-2 :
Il y a les candidats fidèles au projet socialiste et ceux qui s’en démarquent (Laurent Fabius)
2-3 :
« L’américanisation du parti » (Laurent Fabius)
« Les adhérents à 20 euros ne sont pas des militants »
« Le parti des supporters »
2-4 :
La logique d’opinion contre la logique du parti.
• Déclarations de SR : « Je ne suis pas Blairiste, je ne partage pas l’ensemble de ses choix ». Mais « cela ne me gêne pas d’afficher mon adhésion à certaines de ses idées » car « il a réussi à remettre son pays debout en faisant confiance aux jeunes sans mettre au rancard les plus anciens ».
• Il n’y a pas de différence de stratégie politique entre les différents candidats. Dans tous les congrès depuis au moins 15 ans, là où se déroulent les choix d’orientation, les trois candidats ont toujours fait le même choix final : celui du rassemblement de la gauche.
• Les 3 candidats sont tous pour le rassemblement de la gauche. Mais chacun a sa stratégie :
- Une stratégie sociale libérale pour
DSK qui réduit le rôle de la
politique à la régulation passive
d’un marché tout puissant.
- Une stratégie molletiste pour L.
Fabius avec un discours à gauche
toute dans le parti dans le parti et
des pratiques gouvernementales
centristes.
- Une stratégie du socialisme rénovée pour SR qui s’attaque aux structures de la société pour les réformes en profondeur (révolution démocratique, syndicalisme de masse, excellence environnementale, ordre juste).
• SR a toujours privilégié le combat contre la droite (cf le combat contre Raffarin, 1er Ministre). Elle n’a jamais donné à ses amis la consigne de s’attaquer prioritairement aux villes PC (ce que Laurent Fabius a fait en Seine St Denis et en Seine Maritime).
• Le projet du parti réunit tous les socialistes. Ségolène Royal l’a voté, comment Laurent Fabius et comme Dominique Strauss-Kahn. C’est son projet autant que celui des autres.
• En matière de fidélité aux projets du parti, L. Fabius est mal placé pour donner des leçons. On a vu le respect qu’il porte aux décisions du parti lors du dernier référendum européen.
• Pour peser dans la société le PS doit devenir un parti de masse. Les nouveaux adhérents sont les bienvenus. Il y a 5M d’électeurs socialistes environ, 2M de syndicalistes. Avec ses 200 000 militants, le parti est loin d’être un parti de supporters.
• Le principe de l’adhésion à 20 euros a été voté par tous les socialistes. Tous doivent donc l’assumer désormais.
• Tous les candidats se soumettent au vote de désignation par les militants. L’opinion votera plus tard.
• Ceux qui opposent logique d’opinion et logique du parti sont les nouveaux mollétistes. Ils se préparent à tenir un double discours, l’un vers l’opinion, l’autre pour le parti. Ce n’est pas la démarche de Ségolène Royal qui entend tenir le même discours à l’intérieur ou à l’extérieur du parti.
• Tous les candidats recherchent les faveurs de l’opinion… et heureusement ! Pour certains, cela fonctionne, pour d’autres, non.
• En République, la logique d’opinion a un nom : c’est la démocratie. Vilipender l’opinion c’est promouvoir une démarche élitiste qui n’a rien d’une logique de gauche.
3) Critiques sur le fond
Ils ont dit…
Les arguments
3-1 : Sur la carte scolaire
« Nicolas Sarkozy et Ségolène Royal se sont prononcés tous les deux pour la suppression ou l’assouplissement de la carte scolaire » (Laurent Fabius)
« Il faut maintenir à tout prix la carte scolaire » (Laurent Fabius)
« Il est vrai que la carte scolaire est contournée et fonctionne mal. Ce n’est pas une raison pour y renoncer » (Dominique Strauss-Kahn)
3-2 : Sur la sécurité
Ni Dominique Strauss-Kahn, ni Laurent Fabius n’ont contesté clairement les propositions de Ségolène Royal.
Les seules critiquent portent sur l’encadrement militaire des jeunes.
3-3 : Sur les travail et les 35 heures
Seule critique : « Des propos généraux sur le travail sans propositions précises » (LF).
• Ce que SR a dit : « aujourd’hui la carte scolaire aboutit à créer un résultat qui est à l’inverse de ce qui avait été recherché quand elle a été créée. Et beaucoup de familles contournent cette carte scolaire pour choisir leur école. Ce qu’on observe, et que l’on n’a pas le droit de ne pas voir notamment en cette rentrée, c’est qu’il y a de plus en plus de familles qui quittent l’école publique, laïque, cette école républicaine qui a un devoir de réaliser l’égalité des chances pour aller vers l’école privée. Quand on est à gauche, je crois que l’objectif ce n’est pas de réduire les libertés, mais c’est de se dire : si pour certaines catégories, notamment les mieux informées ou les plus privilégiées, le libre choix d’une école est un bon principe, pourquoi ça ne serait pas le cas pour tous les Français. C’est ça être socialiste ; c’est ouvrir l’éventail des choix à tout le monde dès lors der c’est bien pour certains ».
• SR n’a jamais voulu supprimer la carte scolaire. Elle veut la faire évoluer. Ce qui est indispensable.
• Cette réponse fait partie d’une révision globale de l’école.
• SR est la seule à avoir présenté un plan global contre la délinquance et la récidive des jeunes. On ne peut isoler une mesure, limitée à certaines situations précises pour critiquer le plan global.
• La question de l’organisation des peines alternatives à la prison pour les jeunes délinquants est un sujet essentiel. Sauf à incarcérer tous les auteurs d’actes délictueux, il faut réfléchir à des mesures de substitutions à la prison. SR est la seule candidate à faire des propositions concrètes.
• Cf fiche argumentaire Sécurité-Prévention ci-jointe.
• SR propose la révolution démocratique dans l’entreprise en créant les conditions du développement d’un syndic de masse pour peser sur les arbitrages Capital-Travail. Là encore, SR est la seule candidate à proposer une réforme qui s’attaque aux structures.
• Cf fiche argumentaire Travail-Emploi ci-jointe
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